l'école

l'école

Blottie dans mes draps
Tou
t au fond de mon lit
Je ple
ure tout bas
En pe
nsant à ma vie.

I
l est 11 heures du soir
E
t je ne dors toujours pas.
J'ai baclé mes devoirs
Comm
e à chaque fois.

Et ensuite je vais lire
Ju
squ'à minuit passé,
C'est l
e seul moyen de fuir
La tri
ste réalité.

Puis
j'éteindrai la lumière
Et
viendrai mordiller
En ferm
ant les paupières
Mes ongles déjà tout rongés

Car je
sais que demain
Mo
n réveil sonnera
Et comme chaque matin
Je de
vrai aller là-bas

Non, je
n'aime pas l'école
Je regar
de tout l'temps par la fenètre
Et j
e finirai par devenir folle
Avec leu
rs conneries plein la tête.

Puis je
rentrerai chez moi,
Poser
ai mon sac dans le couloir
Et j'mangerai du nutella
Po
ur avoir moins le cafard.

Et je montrai les escaliers
Avec mo
n sac sous le bras
Doucemen
t, en trainant les pieds
Co
mme à chaque fois.

Je m'a
ssierai à mon bureau
Et sor
tirai mes cahiers
Puis j'mordillerai mon stylo
En fais
ant semblant de travailler.

Mais q
uand le soir viendra
J'irai
me coucher
Et me
blottir dans mes draps
Pour
recommencer à pleurer.

R
egarde un peu ma vie
C'est
pas vraiment marrant.
Chaqu
e jour ainsi
Resse
mble au précédent.

# Posté le mardi 17 octobre 2006 15:44

Je vais me pendre ce soir

Je vais me pendre ce soir

Je vais me pendre ce soir
A la branche du grand chêne
Car j'ai perdu tout espoir
Qu'un jour le bonheur revienne.

Dieu m'avais offert la vie
Maintenant que je la connais
J'ai pas envie de dire "merci"
Parceque ce monde, je le hais.

Sur une table, je suis debout
Je regarde les étoiles
Je serre la corde à mon cou
Et je saute de la table.

Je ne sais pas pourquoi
Mais j'ai compté les secondes.
"soixante deux, soixante trois"
Et puis j'ai quitté ce monde.


Et depuis le ciel, je vois
Mon cadavre tanguer au vent
Mon regard est vide, mon corps est froid
Et mon visage est tout blanc.

Dans quelques heures, bientôt
A l'aube, demain matin
Ils viendront, les corbeaux
Pour se faire un festin.

Oui, au premières lueurs claires,
Ils seront là, les sombres oiseaux.
Ils viendront dévorer ma chair
Et ne laisseront que mes os.

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LIEU D'ECRITURE : Quand je rentrais de chez mes grands-parents (et que j'me faisais chier dans la bagnole).

# Posté le jeudi 17 août 2006 13:29

Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:48

*

*

Tout ces tristes hommes sur Terre
Qui chaque jour ont les mes habitudes,
Ils sont malheureux mais fières
De leurs très longues études.

Je regarde la rue
Et ces gens qui s'ennuient
Ils croient avoir tout vu
Et avoir tout appris.

J
e regarde par ici
Tout ces humains stressés
Q
ui ont trop fléchis,
Qui n'ont jamais rê.

J'ai pitié pour tout ces gens
Aux emplois du temps organis.
Moi, je veux vivre chaque instant
C
omme si c'était le dernier.

# Posté le jeudi 17 août 2006 13:08

La mort

La mort

Un jour ou l'autre, la mort vient
Et
tout le monde y passe.
Ca ne sauvera jamais quelqu'un
De
se voiler la face.

Je ne serai pas blanche-neige
Dans un cerceuil de verre
M
ais sous une simple tombe
D
ans un triste cimetière.

M
a tombe sera fleurie
P
uis le temps va passer.
Je sombrerai dans l'oubli
E
t les fleurs seront fanées.

L
es siècles vont s'écouller
Et il ne restera de moi
S
eulement un nom gravé
Su
r une petite croix.

Vivante, je ne serai jamais plus.
Pe
rsonne n'est immortel, pas même toi.
Sache que ce que tu es, je le fus
Et ce que je suis tu le seras.

Que tu sois mendiant
Ou bien maitre de l'univers,
Tu
seras emporpar le vent
Ou dévoré par des vers
C
ar comme on le dit souvent :
"
Tout redevient poussière"


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LIEU D'ECRITURE : Sous la douche

# Posté le mardi 25 avril 2006 06:11

Modifié le samedi 07 juillet 2007 07:48

Chante Luna !

Chante Luna !

Avant,je me demandais
Et je
me demande toujours
Pourquo
i la guerre ou la paix
Pourq
uoi la haine ou l'amour.

Ma
intenant est venue l'heure
Que vous sachiez.
Ne commett
ez plus les erreurs
De notre
triste passé.

Je me souviens de mon père
Qui adorait le son de ma voix
Quand la
vie devenait l'enfer
Il me d
emandait : "Chante Luna !"

Puis les allemands nous ont enfermés
Dans
le ghetto de Varsovie
Le bon
heur s'est envolé
Adieu mon
ancienne vie.

Mo
i, je n'avais pour seule arme
Que la p
uissance de ma voix
Mon seul
bonheur contre les larmes
C
ontre la peur et le froid.

Puis
, le temps passe.
Dans
le ghetto, la vie continue.
Chaque jour de nouvelles rafles
E
t des cadavres dans les rues.

Je de
vais être tuée
Mais
le monde est parfois étonnant
J'ai
été plusieurs sauvée
Par le
même soldat allemand.

Peu à
peu ils sont partis
Tout l
es gens que j'ai aimé.
Ils v
ont rester au paradis
Pour
toute l'éternité.

Ma
is je ne pouvais l'oublier
C
et allemand aux yeux bleus immences
Celui
qui m'avait sauvé
Ma
lgré toutes nos différences.

Les me
mbres de ma famille, lentement
Son
t tous passés sur l'autre rive.
Mais
moi, combien de temps
Me re
stait-il encore à vivre ?

I
l n'y avait qu'une chance
De
me rendre enfin utile.
Je s
uis entrée dans la résistance
me si ce n'était pas toujours facile.

Un
soir, j'ai revu ce soldat
Ce
lui à qui je dois la vie.
Il
m'a dit l'amour qu'il avait pour moi
Et qu'il m'emènerait loin de Varsovie.

Il
m'a fait quitter l'horreur
Je me suis enfuie par les égouts
Mais nos
amis ont tiré sur lui par erreur
Et il est
mort sur le coup.


A prése
nt je respire le bonheur
Mai
s je pense encore à lui.
Bie
ntôt viendra l'heure
Où nous
serons réunis.

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LIEU D'ECRITURE : Impossible à dire, j'ai écris des morceaux partout !

# Posté le dimanche 02 avril 2006 14:35